Voici le texte que j'ai soumis au chat organisé mercredi 7 mai par Le Monde avec le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
"Bonjour M. le Ministre,
OK pour les nouveaux nouveaux programmes (la répétition est voulue), ils sont compréhensibles par tous, donc par le professeur des écoles que je suis.
OK pour la réduction du temps de travail hebdomadaire des élèves au bénéfice de ceux d'entre eux qui sont en difficulté : vous avez tenu votre engagement du 27 septembre 2007 (voir article précédent). C'est suffisamment rare dans votre gouvernement pour être souligné.
Mais NON aux suppressions de postes d'enseignants : une fermeture est annoncée dans mon établissement à la rentrée prochaine. Cela entraînera la création d'un double niveau et des classes de 30 élèves. Est-là votre botte secrète pour faire remonter le niveau des écoliers français ? Si des postes doivent être supprimés, n'est-ce pas dans les bureaux de votre ministère qu'il faut les chercher ?
Mais NON au gel des salaires : quand aura-t-on à l'Education nationale une gestion moderne des ressources humaines qui rémunère à sa juste valeur le métier d'enseignant ? Une institutrice anglais m'expliquait qu'elle gagnait environ 50% de plus que moi.
NON et NON, enfin, à cette pratique dégradante qui consiste à envoyer dans les écoles des agents municipaux "remplacer" les enseignants grévistes. Surtout quand, pour un salaire journalier d'environ 90 €, les premiers devront distraire un groupe de 15 enfants alors que les seconds enseignent toute l'année, pour le même tarif, à des groupes de 30 élèves ! Vous voudriez humilier les enseignants que vous ne vous y prendriez pas autrement.
OK pour la réforme, mais NON aux coupes sombres.
Etienne, professeur des écoles
mardi 6 mai 2008
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