jeudi 3 mai 2007

Après le retour de compère et commère, je révise mon jugement...

Le débat d'hier soir entre Royal et Sarkozy a célébré le retour du sempiternel dialogue de sourds. Après la période jubilatoire où François Bayrou ouvrait une nouvelle façon de faire de la politique, après avoir goûté aux joies d'un dialogue apaisé Royal-Bayrou, voici que revient l'hiver politique du face à face stérile d'un bloc contre un autre.

Peu importait ce que disait l'autre, hier soir l'important était de le contrer, de l'interrompre, de le coincer. Au risque de renchérir soi-même dans l'erreur et d'égarer le citoyen téléspectateur. C'est ainsi que nos débatteurs n'ont su ni l'un ni l'autre donner les chiffres de la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France, faute de prendre le temps nécessaire pour s'accorder sur ce dont il parlait : stupéfiant, pour des candidats à la présidence de la France ! Eclairant, pour le citoyen, sur l'incapacité des deux candidats à dialoguer ensemble, et sur leur propension à perdre de vue l'intérêt général quand il s'agit de prendre l'avantage sur l'autre.

Je connaissais ce trait de caractère chez Sarkozy, et je n'ai pas été surpris, pas plus que je n'ai été dupe de ses appels au consensus visant à séduire l'électorat de Bayrou. En revanche, j'ai été profondément déçu par l'enthousiasme avec lequel Royal est entré dans ce jeu sectaire. Comme si le débat mené avec Bayrou n'avait été qu'un miroir aux alouettes centristes. Finalement, ils se ressemblent tous les deux, ils sont les deux faces d'une même pièce. Je dirais même, ils ont besoin l'un de l'autre, indissolublement. Voter pour l'un, c'est donc voter aussi pour l'autre. Compère et commère....

Après le printemps Bayrou, vécu comme un air de mai 68, on ne revient pas facilement dans les chemins balisés. J'ai pris à soutenir la candidature de Bayrou un plaisir que je souhaite garder intact. Je ne crois pas que le vote Bayrou soit soluble dans un vote Royal ou un vote Sarkozy.

C'est pourquoi je réfléchis à nouveau à la possibilité de voter blanc. Ce serait ma façon à moi de prolonger mon vote orange. D'entretenir intacte la flamme jusqu'aux législatives, et au-delà. Et de faire un bras d'honneur à l'ordre établi par d'autres, et dans lequel on voudrait me maintenir.

Je reste un indécrottable utopiste. A la recherche d'une société idéale qui n'existe pas.

1 commentaires:

Pauli a dit…

Vamos adelante compañero y amigo la lucha por aquella sociedad ideal es un excelente objetivo para mirar el futuro con esperanza.

Me doy cuenta de lo que significa llevarte a votar por la candidata izquierdista...

Continua con tu objetividad, lealtad, y animo para lo que vendra, tu candidato necesita de gente como tu.
Es solo un comienzo....

TAM